La docteure Carrie Bourassa est nommée nouvelle directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones

Le docteur Alain Beaudet, président des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), a annoncé dernièrement que la docteure Carrie Bourassa deviendra la directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones, le 1er février 2017.

 

Au sein du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV), la docteure Bourassa codirige une équipe de recherche, avec la docteure Kristen Jacklin, qui étudie les problématiques associées au traitement de la démence chez les communautés autochtones. Les projets de l’équipe reposent sur des résultats qui démontrent que les taux de démence chez les Premières Nations, les Inuits et les Métis de partout au Canada ont augmenté de façon constante au cours des 7 à 10 dernières années. Pour compliquer encore davantage ces défis, son apparition survient maintenant, en moyenne, 10 ans plus tôt que chez les communautés non autochtones. Parce que ces communautés connaissent généralement des retards de diagnostic, le nombre réel de personnes atteintes de la maladie est probablement plus élevé, expliquent les docteures Bourassa et Jacklin.

 

L’incapacité à diagnostiquer signifie aussi que les patients et leur famille ne sont pas en mesure de tirer pleinement profit des soins et des services de soutien locaux qui leur sont offerts et qui, comme le souligne la docteure Bourassa, sont rarement adaptés aux populations autochtones.

 

Pour combler ces lacunes, les docteures Bourassa et Jacklin cherchent à renforcer les capacités à prodiguer des soins culturellement sécuritaires aux communautés autochtones de l’Ontario et de la Saskatchewan par l’entremise du CCNV. Pour en savoir plus sur leurs travaux actuels, cliquez ici.

 

Le docteur Howard Chertkow, directeur scientifique du CCNV, applaudit la nomination de la docteure Bourassa au sein des IRSC, tout en soulignant que sa « contribution au CCNV, où elle codirige l’équipe sur les problématiques associées aux soins aux personnes atteintes de démence en région rurale et chez les communautés autochtones, a été énorme. La docteure Bourassa a largement contribué à souligner l’importance de la recherche communautaire pour comprendre les effets de la démence chez les communautés autochtones et à faire de cette équipe l’une des plus productives et efficaces au sein du CCNV. Je sais que la docteure Bourassa fera preuve du même dévouement envers son nouveau rôle de directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones et j’ai hâte de travailler avec elle dans ses nouvelles fonctions. »

 

En tant que directrice scientifique de l’Institut de la santé des Autochtones, la docteure Bourassa renforcera ses travaux au sein du CCNV avec la communauté de recherche sur la santé des Autochtones et les intervenants pour contribuer à mettre en œuvre un nouveau plan en dix points visant à « bâtir un avenir plus sain pour les populations autochtones » à travers la recherche, l’application des connaissances et le renforcement des capacités des chercheurs en début de carrière.

 

Pour citer la docteure Bourassa :

« Je suis honorée d’avoir l’occasion de continuer à servir les communautés autochtones dans ces nouvelles fonctions. Tout au long de ma carrière universitaire, je me suis consacré à mettre en lumière les problématiques de longue date en matière de santé et leurs fondements auxquels nous, en tant qu’autochtones, avons à faire face. C’est un moment passionnant pour la croissance et l’innovation. »

 Dre Carrie BourassaDirectrice scientifique de lInstitut de la santé des Autochtones des IRSC