Accroître la mobilité pour améliorer la cognition : l’étude SYNERGIC

« Nous savons maintenant que les processus cérébraux activés lors d’activités comme la marche et ceux activés lorsqu’une personne résout un problème partagent des réseaux semblables dans le cerveau. Comme les problèmes de mobilité sont liés à une réduction des fonctions cognitives, ils peuvent être un bon indicateur qu’une personne développera une démence. » Dr Manuel Montero-Odasso

Les Drs Montero-Odasso (à gauche) et Bherer (à droite), co-leaders de l’équipe sur la mobilité, l’exercice et la cognition du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV)

À l’heure actuelle, plus de 500 000 Canadiens vivent avec une démence, et il n’existe aucun traitement qui permet de renverser le cours de la maladie. Dans les tout premiers stades du déclin cognitif, c’est-à-dire en présence d’un trouble cognitif léger, des interventions pourraient possiblement aider à retarder l’évolution vers la démence.

De plus en plus de données indiquent que l’activité physique et l’entraînement cognitif sur ordinateur pourraient augmenter le rendement cognitif. La carence en vitamine D a également été liée à l’évolution des troubles cognitifs légers vers la démence.

Pour mettre leur théorie en pratique, les Drs Louis Bherer et Manuel Montero-Odasso, qui dirigent une équipe de recherche au sein du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement, ont conçu l’étude SYNERGIC. Le but de cette étude est d’évaluer l’efficacité d’exercices d’entraînement aérobique et musculaire, associés ou non à un entraînement cognitif et à la prise de suppléments de vitamine D, pour retarder l’apparition d’une démence chez des personnes âgées atteintes de troubles cognitifs légers. Leur recherche vise les personnes atteintes de troubles cognitifs légers car il est plus facile de faire le suivi des interventions chez ces personnes, et les interventions sont également plus susceptibles d’avoir un effet chez celles-ci.

Prochaines étapes

Si ces interventions montrent des résultats prometteurs dans l’amélioration de la cognition, elles pourraient être utilisées à titre de traitements efficaces pour aider à retarder l’évolution de troubles cognitifs légers vers la démence, et être mises en œuvre de façon plus générale dans le cadre de plans de traitement.

Pour y arriver, les Drs Bherer et Montero-Odasso cherchent à recruter 200 personnes âgées atteintes d’un trouble cognitif léger à l’étude SYNERGIC dans l’un des cinq centres à travers le pays : Université Wilfrid-Laurier (leader : Dr Almeida), Université Waterloo (leader : Dre Middleton), Université de Montréal (leader : Dr Bherer), Université de la Colombie-Britannique (leader : Dre Liu-Ambrose) et University of Western Ontario (leader : Dr Montero-Odasso).

Souhaitez-vous participer à l’étude? Si oui : Avez-vous des problèmes de mémoire? Êtes-vous âgé(e) d’au moins 60 ans?

Pour en savoir plus, veuillez écrire à l’adresse info@gaitandbrain.com ou visitez le site www.synergictrial.com (en anglais seulement).

Les idées et les opinions exprimées dans cet article sont celles des auteurs (chercheurs du CCNV) et ne reflètent pas nécessairement celles du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement et de ses organisations partenaires.

Les Drs Montero-Odasso (à gauche) et Bherer (à droite), co-leaders de l’équipe sur la mobilité, l’exercice et la cognition du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV)

Participants à l’étude SYNERGIC réalisant une activité physique dans le laboratoire de l’University of Western Ontario dans le cadre de l’intervention multimodale