Établir les priorités en matière de recherche sur la démence et fixer les limites

Dans le cadre de sa troisième série d’événements annuels, qui s’est tenue en novembre dernier à Toronto et qui a été couronnée de succès, le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV) a organisé une réunion d’experts, afin de discuter des priorités en matière de recherche sur la démence, à laquelle ont assisté plus de 200 personnes.

Le docteur Howard Feldman a donné le coup d’envoi de cette séance en demandant aux participants de réfléchir à des questions pratiques et éthiques pour l’établissement de priorités en matière de recherche.

« Nous fixons non seulement des priorités pour nos projets de recherche, mais, par le fait même, nous imposons l’obligation de rendre des comptes », explique-t-il.

Le groupe d’experts a abordé différents sujets, tels que les dix principales questions auxquelles les Canadiens vivant avec une démence souhaitent que les chercheurs répondent. Ces questions ont été identifiées par le Partenariat canadien pour l’établissement des priorités sur les maladies cognitives. Cette portion de la réunion a été dirigée par la docteure Katherine McGilton, coleader du Thème Qualité de vie du CCNV (7:25).

« Je crois… que nous devrions vraiment inclure des personnes vivant avec la maladie. Certains arguments appuient une plus grande participation des patients, car elle est justifiée sur le plan méthodologique », a indiqué la docteure McGilton.

La portée et les impacts internationaux de l’établissement de priorités en matière de recherche ont également été explorés (25:35) avec le docteur Yves Joanette, avec une discussion qui a mis l’accent sur l’important rôle joué par le Canada et sur les responsabilités que le pays doit assumer étant un leader de la communauté internationale de la recherche sur la démence.

Le docteur Joanette a fourni des données qui ont stimulé les réflexions, comme le coût de la démence, qui s’élèvera à environ 2 billions de dollars américains d’ici 2030 – bien au-delà des coûts combinés du cancer et du diabète – et a souligné la nécessité de prendre des mesures urgentes.

La docteure Tarun Dua, de l’Organisation mondiale de la Santé, est venue parler de son rôle dans la direction du plan mondial d’action contre la démence (54:38). Elle a mentionné que plus de 60 % des cas mondiaux de démence sont relevés dans les pays à faibles ou à moyens revenus et elle a insisté sur le caractère impératif des mesures collaboratives à l’échelle internationale.

Pour en savoir plus, vous pouvez visionner la vidéo en entier ou pour accéder directement à un sujet ou à un conférencier, faites défiler la vidéo jusqu’à l’estampille temporelle indiquée entre parenthèses.