Nouveaux médicaments pour la maladie d’Alzheimer

Un nouveau médicament a été approuvé par Santé Canada en octobre 2025 (lecanemab) pour le traitement de la maladie d’Alzheimer, et un autre (donanemab) est encore en cours d’évaluation avant d’être mis sur le marché. Nous partageons ci-dessous quelques questions et réponses au sujet de ces médicaments pour aider les Canadiens intéressés à en savoir plus.
Cliquez sur le signe « + » sous chaque question pour en apprendre plus.

Le lecanemab et le donanemab sont de nouveaux médicaments pour traiter la maladie d’Alzheimer. Le lecanemab a été approuvé par Santé Canada comme traitement contre la maladie d’Alzheimer en octobre 2025. Le donanemab est toujours en cours d’évaluation avant sa mise sur le marché.

Ces médicaments peuvent éliminer les plaques amyloïdes nuisibles du cerveau.

Ils ne guérissent pas la maladie d’Alzheimer, mais ils peuvent la ralentir chez certaines personnes.

Lorsque Santé Canada approuve un médicament, celui-ci peut être importé ou produit au Canada et administré aux patients. Cela ne signifie pas pour autant que le lecanemab est couvert par les régimes publics d’assurance-médicaments provinciaux ou par les compagnies d’assurance.

Il peut s’écouler un certain temps, voire jusqu’à un an ou plus, avant que les gouvernements provinciaux et les compagnies d’assurance ne décident de couvrir ou non ce médicament.

Les effets de ces médicaments sur la progression de la maladie d’Alzheimer chez les personnes qui en sont atteintes ont été décrits comme suit :

  1. Progression plus lente – Dans les 18 premiers mois de traitement, les personnes qui prennent ces médicaments peuvent décliner environ 27 % plus lentement qu’elles ne le feraient sans les prendre.
  2. Temps gagné – Les personnes qui prennent ces médicaments peuvent gagner environ 5,3 mois de prolongation de la fonction  cognitive après 18 mois de traitement par rapport aux personnes qui ne les prennent pas.

Autrement dit, ces médicaments pourraient ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer chez les personnes qui en sont atteintes, mais ils ne l’arrêtent pas ni n’inversent son cours.  Il est possible que des personnes qui prennent ces médicaments puissent continuer à faire les mêmes choses qu’auparavant pendant plus longtemps.

Remarque : Il a été démontré que les deux médicaments, le lecanemab et le donanemab, ralentissent la progression de la maladie d’Alzheimer chez les personnes qui en sont atteintes. Cependant, ils n’ont pas été étudiés ensemble pour comparer leurs effets. Autrement dit, il n’est pas clair si l’un est plus efficace que l’autre. Une recherche approfondie nous aidera à mieux comprendre toute différence, ainsi que les risques et les bénéfices à long terme de chaque médicament.

Si une personne veut prendre un de ces médicaments, celui-ci doit être prescrit par un médecin. Seules les personnes au stade léger de la maladie d’Alzheimer peuvent le recevoir. Le médicament est injecté dans une veine (par goutte-à-goutte) toutes les deux ou quatre semaines. Cela est effectué dans une clinique spécialisée ou possiblement lors d’une visite à domicile. L’administration dure une heure.

Dans les études de ces traitements, environ :

  • 1 personne sur 5 a dû passer des scans IRM du cerveau supplémentaires ou sauter des doses du médicament en raison d’une enflure ou d’un saignement dans le cerveau.
  • 1 personne sur 30, environ, a présenté des symptômes d’enflure du cerveau ou d’hémorragie cérébrale, dont une sur 100 a été hospitalisée ou a subi des séquelles permanentes.
  • Dans de rares cas, une enflure grave du cerveau ou une hémorragie cérébrale peuvent entraîner la mort.

Dans certains cas, le patient ou le médecin a décidé d’arrêter le médicament en raison des effets secondaires.

Remarque : Les deux médicaments, le lecanemab et le donanemab, ont des effets secondaires similaires. Cependant, ils n’ont pas été étudiés ensemble pour comparer leurs effets. Des recherches approfondies nous aideront à mieux comprendre les différences et les risques et les bénéfices à long terme de chaque médicament.

Aux États-Unis, le coût commence à 26 500 $ US par an et par personne. Le coût au Canada n’est pas connu. Si un de ces médicaments est approuvé, il faudra au moins plusieurs mois avant que le coût au Canada ne soit connu du public. Présentement, on ne sait pas si les régimes publics d’assurance-médicaments provinciaux ou les compagnies d’assurance privées couvriront une partie quelconque des coûts.

  • Aux personnes atteintes de maladie d’Alzheimer au stade léger.
  • Aux personnes qui peuvent avoir accès à un centre médical équipé d’un appareil IRM, par exemple parce qu’elles vivent suffisamment près ou peuvent se déplacer.
  • Il n’est pas facile de décider si l’on veut prendre ces médicaments. Chaque famille évalue différemment les bénéfices et les effets secondaires. Il est préférable de discuter avec votre médecin de vos questions et de vos inquiétudes concernant ces médicaments.
  • Pour déterminer si la prise de ce médicament est envisageable, une série de tests prescrits par un médecin sera d’abord effectuée. Ces tests comprendront des analyses sanguines et une IRM afin de détecter les premiers signes dans le cerveau.

Remarque : Les personnes qui reçoivent l’un ou l’autre de ces médicaments peuvent avoir des expériences très différentes. Certaines peuvent ne pas avoir d’effets secondaires tandis que d’autres peuvent avoir des effets secondaires graves. Certaines peuvent en tirer des bénéfices et d’autres pas. Il est impossible de prédire quelle sera l’expérience d’un individu donné.

La personne

R.M. est une femme âgée de 70 ans atteinte de neurodégénérescence légère due à la maladie d’Alzheimer. Elle oublie des choses et a besoin d’aide pour payer les factures.

La sélection

Pour savoir si elle peut recevoir le médicament, elle a dû se soumettre à quelques examens. Cela comprenait des tests de mémoire, un examen IRM du cerveau, une analyse de sang et une ponction lombaire.

La ponction lombaire a été effectuée par un médecin. Le médecin a administré un anesthésique local puis a inséré une aiguille dans le dos. La procédure est un peu douloureuse. Elle a été effectuée dans un cabinet médical et a duré 2 heures.

Le traitement

Le traitement signifiait qu’elle devait se rendre à une clinique toutes les deux ou 4 semaines et y passer la moitié de la journée. Cela rendait difficile de voyager pour voir ses enfants.

Les examens supplémentaires

Pendant les 18 mois suivants, elle a eu 4 examens IRM du cerveau pour vérifier la présence de saignements ou d’enflure. Aucun saignement ni enflure ne fut détecté. C’est le meilleur des cas, mais il est également possible que des saignements ou une enflure soient détectés, menant à des effets secondaires légers à graves. En cas d’effets secondaires, la personne aurait besoin d’examens du cerveau supplémentaires et devrait peut-être cesser de prendre le médicament.

Le résultat

Après 18 mois de traitement, il était difficile de savoir si le médicament avait été utile (selon les tests de mémoire à la clinique). Cela n’a pas amélioré sa mémoire. Elle oubliait toujours des choses. Mais, elle aurait peut-être décliné plus rapidement sans le médicament.

Cette page est mise à jour de temps en temps, au fur et à mesure que de nouvelles informations sont disponibles.

Donnez-nous vos commentaires sur cette page!

Dans quelle mesure les informations contenues dans cette page vous sont-elles utiles?

Recevez les dernières nouvelles

Suivez les derniers développements de la recherche au sein du CCNA-CCNV. Notre section «Nouvelles» fournit des informations sur les études de pointe, les avancées dans le domaine des soins aux personnes atteintes de troubles neurocognitifs et les principaux résultats de la recherche en matière de santé cérébrale.